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L'aube naît, sourit et passe
Strophe 1
L’aube naît, sourit et passe;
De ses feux, le Roi du jour
Inonde un instant l’espace
Pour disparaître à son tour.
Mais, dans la nuit solennelle,
Un désir s’éveille en moi :
Quand luira l’aube éternelle?
Divin Soleil, lève-toi!
De ses feux, le Roi du jour
Inonde un instant l’espace
Pour disparaître à son tour.
Mais, dans la nuit solennelle,
Un désir s’éveille en moi :
Quand luira l’aube éternelle?
Divin Soleil, lève-toi!
Strophe 2
Ici-bas, toutes espérance
Cache derrière elle un deuil;
Toute joie, une souffrance
Et toute vertu, l’orgueil.
Mais au ciel, bonheur suprême!
Au ciel, plus d’espoirs déçus!
Je verrai le Dieu que j’aime,
Et ne l’offenserai plus.
Cache derrière elle un deuil;
Toute joie, une souffrance
Et toute vertu, l’orgueil.
Mais au ciel, bonheur suprême!
Au ciel, plus d’espoirs déçus!
Je verrai le Dieu que j’aime,
Et ne l’offenserai plus.
Strophe 3
Ah! déchire tous les voiles
Qui te cachent à mes yeux,
Et d’étoiles en étoiles
Monteront mes chants joyeux.
Mais qu’ici-bas j’abandonne
Mon âme à tes douces lois,
Qu’en attendant le couronne,
Je sache porter la croix!
Qui te cachent à mes yeux,
Et d’étoiles en étoiles
Monteront mes chants joyeux.
Mais qu’ici-bas j’abandonne
Mon âme à tes douces lois,
Qu’en attendant le couronne,
Je sache porter la croix!